Veillée de prière pour la famille et le synode des évêques

A l'approche du synode des évêques, des veillées de prière pour la famille se sont déroulées le 1er octobre en plusieurs lieux dans le diocèse de Bordeaux dans le cadre du festival des familles en Gironde. Pour nos secteurs de Blaye et de Bourg, elle a eu lieu à Bayon.

Le sens de ces veillées

Cette veillée s’inscrit dans le festival des familles en Gironde qui précède le synode sur la famille, c’est pour nous l’occasion de prier pour tous ceux qui seront présents au synode afin que l’Esprit Saint les éclaire dans leurs réflexions et de rendre grâce pour toutes les familles . C'est aussi une communion de prière de tout le diocèse. Nous prierons en communion avec Sainte Thérèse dont c’est la fête aujourd’hui et AVEC ses parents, Louis et Zélie, qui seront canonisés par le Pape François durant le synode, à l’aide de textes écrits par les époux Martin ou leurs filles. Mais nous prierons aussi avec des textes et prière de Jean-Paul II, qui a été le pape du dernier synode sur la famille en 1980, et enfin avec des textes et prière du Pape François, qui a réuni ces deux synodes sur la famille, synode extraordinaire il y a un an et maintenant synode ordinaire.

   

Prions avec saint Jean-Paul II, dans un texte dont nous fêtons cette année les 20 ans, « l’évangile de la vie » (Lettre Encyclique Evangelium vitae 25 mars 1995) pour regarder tout d’abord la vie humaine qui naît de l’amour des époux :

Jean Paul II, Evangile de la vie

L'Evangile de la vie se trouve au cœur du message de Jésus. …

A l'aube du salut, il y a la naissance d'un enfant, proclamée comme une joyeuse nouvelle: « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la cité de David » (Lc 2, 10-11). Assurément, la naissance du Sauveur a libéré cette « grande joie », mais, à Noël, le sens plénier de toute naissance humaine se trouve également révélé, et la joie messianique apparaît ainsi comme le fondement et l'accomplissement de la joie qui accompagne la naissance de tout enfant (cf. Jn 16, 21).

Exprimant ce qui est au cœur de sa mission rédemptrice, Jésus dit: « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). En vérité, il veut parler de la vie « nouvelle » et « éternelle » qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. C'est précisément dans cette « vie » que les aspects et les moments de la vie de l'homme acquièrent tous leur pleine signification…

Il y a de nombreux époux qui savent prendre généreusement la responsabilité d'accueillir des enfants comme « le don le plus excellent du mariage ».  Et il ne manque pas de familles qui, au-delà de leur service quotidien de la vie, savent s'ouvrir à l'accueil d'enfants abandonnés, de jeunes en difficulté, de personnes handicapées, de personnes âgées restées seules. ..Comment ne pas rappeler, en outre, tous les gestes quotidiens d'accueil, de sacrifice, de soins désintéressés qu'un nombre incalculable de personnes accomplissent avec amour dans les familles, dans les hôpitaux, dans les orphelinats, dans les maisons de retraite pour personnes âgées et dans d'autres centres ou communautés qui défendent la vie? En se laissant inspirer par l'exemple de Jésus « bon Samaritain » (cf. Lc 10, 29-37) et soutenue par sa force, l'Eglise a toujours été en première ligne sur ces fronts de la charité: nombreux sont ses fils et ses filles, spécialement les religieuses et les religieux qui, sous des formes traditionnelles ou renouvelées, ont consacré et continuent à consacrer leur vie à Dieu en l'offrant par amour du prochain le plus faible et le plus démuni. Ils construisent en profondeur la « civilisation de l'amour et de la vie », sans laquelle l'existence des personnes et de la société perd son sens le plus authentiquement humain. Même si personne ne les remarquait et s'ils restaient cachés aux yeux du plus grand nombre, la foi nous assure que le Père, « qui voit dans le secret » (Mt 6, 4), non seulement saura les récompenser, mais les rend féconds dès maintenant en leur faisant porter des fruits durables pour le bien de tous.

   

Prière de Jean Paul II pour les familles

O Dieu, de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre,

Toi, Père, qui es Amour et Vie,
fais que sur cette terre,
 par ton Fils, Jésus-Christ, « né d’une Femme »,


et par l’Esprit Saint, source de charité divine,
 chaque famille humaine devienne
un vrai sanctuaire de la vie et de l’amour


pour les générations qui se renouvellent sans cesse.

Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux 
vers le plus grand bien de leurs familles,


de toutes les familles du monde.

Que les jeunes générations 
trouvent dans la famille un soutien inébranlable


qui les rende toujours plus humaines 
et les fasse croître dans la vérité et dans l’amour.

Que l’amour, affermi par la grâce du sacrement de mariage,
 soit plus fort que toutes les faiblesses et toutes les crises


que connaissent parfois nos familles.

Enfin, nous te le demandons 
par l’intercession de la sainte Famille de Nazareth,


qu’en toutes les nations de la terre
, l’Église puisse accomplir avec fruit sa mission
dans la famille et par la famille.

Toi qui es le Chemin, la Vérité et la Vie
 dans l’unité du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Voici quelques phrases sur les époux Martin, Louis et Zélie, tiréEs des témoignages de leurs filles ou de la correspondance des époux :

Sainte Thérèse dira de ses parents : « Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre. »  et encore :

Thérèse, devenue carmélite, invitait sa sœur Céline à exprimer un chant d'action de grâce à Jésus à l'occasion de sa prise d'habit : « Lève les yeux vers la Sainte Patrie ; Et tu verras sur des trônes d'honneur ; Un Père aimé… une Mère chérie… Auxquels tu dois ton immense bonheur » !…

Un jour, Zélie Martin écrira à ses filles Marie et Pauline :

« Je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile il y a bien à bûcher et le bois est dur comme une pierre. Il eût mieux valu m'y prendre plus tôt, pendant que c'était moins difficile, mais enfin « mieux vaut tard que jamais ».

Lorsque Zélie comprend qu’elle ne peut entrer chez les filles de la charité elle a cette prière : « Mon Dieu puisque je ne suis pas digne d’être votre épouse comme ma sœur, j’entrerai dans l’état de mariage pour accomplir votre volonté sainte. Alors je vous en prie, donnez-moi beaucoup d’enfants et qu’ils vous soient tous consacrés ».

Zélie qui est d’un tempérament assez vif et impétueux ne cesse de louer la bonté paisible de Louis :  « je suis toujours très heureuse avec lui. il me rend la vie bien douce. C’est un saint homme que mon mari, j’en désire un pareil à toutes les femmes. » 1er janvier 1863 (7 ans de mariage)

Louis : Chère amie, je ne pourrai arriver à Alençon que lundi. le temps me parait long. Il me tarde d’être près de toi. Inutile de te dire que ta lettre m’a fait grand plaisir, sauf d’y voir que tu t’y fatiguais beaucoup trop. Ainsi je te recommande bien le calme et la modération, dans le travail surtout. J’ai quelques commandes de la compagnie lyonnaise ; encore une fois ne te tourmente pas tant, nous arriverons, Dieu aidant, à faire une bonne petite maison.

Et encore cette lettre de Zélie à Louis : « loin de toi, Louis je suis comme tes poissons que tu tires hors de l’eau. Ils ne sont plus dans leur élément, il faut qu’ils périssent ! Cela me ferait le même effet si mon séjour devait se prolonger beaucoup. Je me sens mal à l’aise, je ne suis point dans mon assiette, ce qui influe sur le physique et j’en suis presque malade. Cependant je me raisonne et tâche de prendre le dessus. Je te suis en esprit toute la journée : je me dis : il fait telle chose en ce moment. Il me tarde bien d’être auprès de toi, mon cher Louis, je t’aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence. Il me serait impossible de vivre éloignée de toi…

Quand tu recevras cette lettre, je serai occupé à ranger ton établi ; il ne faudra pas te fâcher, je ne perdrai rien, même pas un vieux carré, pas un bout de ressort, enfin rien et ce sera propre par-dessus et par-dessous. Tu ne diras pas que j’ai seulement déplacé la poussière, car il n’y en aura plus. Je t’embrasse de tout mon cœur, car je suis si heureuse aujourd’hui à la pensée de te revoir que je ne puis travailler. Ta femme qui t’aime plus que sa vie. 1869 (11 ans de mariage)

Zélie Martin parle aussi de sa vocation de mère et de ses enfants :  j’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir…

Face à la naissance : elle faisait cette prière : « Seigneur accordez-moi la grâce que cet enfant vous soit consacré et que rien ne vienne ternir la pureté de son âme. Si jamais il doit se perdre, je préfère que vous le preniez tout de suite. »

« Quand nous avons eu nos enfants, nos idées ont un peu changé, nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur et nous ne l’avons trouvé qu’en eux. Enfin rien ne nous coûtait plus, le monde ne nous était plus à charge. Pour moi, c'était la grande compensation, aussi je désirais en avoir beaucoup, afin de les élever pour le Ciel.»

Leurs loisirs sont simples, familiaux : des parties de plaisir : promenades….soirées jeux : jeux de dames, de patience ou de cubes ; « un soir s’étant amusée fort tard : j’ai payé mon enfantillage ; j’avais à faire un envoi de dentelles très pressé. Il a fallu rattraper le temps perdu et veiller jusqu’à une heure du matin. »

Zélie a connu la mort de plusieurs de ses enfants : elle nous montre une juste attitude face à la mort de ses enfants, faite de chagrin profond et d’espérance : « quand je fermais les yeux de mes chers petits enfants et que je les ensevelissais. J’éprouvais bien de la douleur, mais elle a toujours été résignée. je ne regrettais pas les peines et les soucis que j’avais endurés  pour eux. Plusieurs me disaient : « il vaudrait beaucoup mieux ne les avoir jamais eus. » Je ne pouvais supporter ce langage. Je ne trouvais pas que les peines et les soucis pouvaient être mis en balance avec le bonheur éternel de mes enfants. Puis, ils n’étaient pas perdus pour toujours. La vie est courte et remplie de misères, on les retrouvera là-haut. »

Elle écrivait aussi à sa belle soeur Mme Guérin : « vous êtes affligés sans doute d’avoir perdu sur la terre un beau petit enfant, mais heureux d’avoir un ange au ciel. Ces deux sentiments, la douleur et la joie se confondent souvent en moi. »

« C’est surtout à la mort du premier  que j’ai senti plus vivement le bonheur d’avoir un enfant au ciel. Car le Bon Dieu m’a prouvé par une grâce sensible qu’il agréait mon sacrifice. » (guérison d’une otite purulente d’Hélène depuis 6 mois. fais une prière à ton petit frère.)

Enfin un témoignage de sœur Geneviève sur sa mère en tant qu’éducatrice :

« Si notre mère réprimait en nous les moindres tendances défectueuses, elle aimait tout autant nous voir gaies et pleines d’entrain et même se divertissait volontiers avec nous au risque de devoir prolonger ensuite sa journée de travail. »

« Toutes nous aimions nos parents avec une tendresse et un respect inexprimables. jamais je n’ai vu à la maison  l’une de nous dire une parole irrespectueuse si l’on excepte notre chère Léonie avant sa transformation.…Nous ne savions pas raisonner sur un ordre reçu. on n’y pensait pas. On obéissait avec amour. »

Prière pour la canonisation de Louis et Zélie Martin

Dieu d'éternel amour, tu nous donnes dans les bienheureux époux Louis et Zélie Martin, un exemple de sainteté vécue dans le mariage.

Ils ont gardé la foi et l'espérance au milieu des devoirs et des difficultés de la vie.

Ils ont élevé leurs enfants pour qu'ils deviennent des saints.

Puissent leur prière et leur exemple soutenir les familles dans leur vie chrétienne et nous aider tous à marcher vers la sainteté.

Si telle est Ta volonté, daigne nous accorder la grâce que nous te demandons maintenant à travers leur intercession,

et daigne les inscrire au nombre des saints de ton Église.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

   

Après avoir regardé l’amour des époux Martin, tournons notre attention et notre prière vers les personnes âgées de nos familles avec une catéchèse du Pape François

Catéchèses du Pape François

Grâce aux progrès de la médecine, la vie s’est allongée, mais la société ne s’est pas «élargie» à la vie ! Le nombre des personnes âgées s’est multiplié, mais nos sociétés ne se sont pas assez organisées pour leur faire place, avec le juste respect et la considération concrète pour leur fragilité et leur dignité. Tant que nous sommes jeunes, nous sommes incités à ignorer la vieillesse, comme s’il s’agissait d’une maladie à tenir à distance ; ensuite, quand nous vieillissons, en particulier si nous sommes pauvres, si nous sommes malades, seuls, nous faisons l’expérience des carences d’une société programmée sur l’efficacité, qui en conséquence ignore les personnes âgées. Et les personnes âgées sont une richesse, on ne peut pas les ignorer.

Benoît XVI, en visitant une maison pour les personnes âgées, employa des mots clairs et prophétiques, s’exprimant ainsi : « La qualité d’une société, je dirais d’une civilisation, se juge aussi à la façon dont les personnes âgées sont traitées et à la place qui leur est réservée dans la vie commune » (12 novembre 2012). C’est vrai, l’attention à l’égard des personnes âgées fait la différence d’une civilisation. Porte-t-on de l’attention aux personnes âgées dans une civilisation ? Y a-t-il de la place pour la personne âgée ? Cette civilisation ira de l’avant si elle sait respecter la sagesse, la sapience des personnes âgées. Une civilisation où il n’y a pas de place pour les personnes âgées, ou qui les met au rebut parce qu’elles créent des problèmes, est une société qui porte en elle le virus de la mort.

L’Église ne peut pas et ne veut pas se conformer à une mentalité d’intolérance, et encore moins d’indifférence et de mépris à l’égard de la vieillesse. Nous devons réveiller le sentiment collectif de gratitude, d’appréciation, d’hospitalité, qui ait pour effet que la personne âgée se sente une partie vivante de sa communauté.

Les personnes âgées sont des hommes et des femmes, des pères et des mères qui sont passés avant nous sur notre même route, dans notre même maison, dans notre bataille quotidienne pour une vie digne. Ce sont des hommes et des femmes dont nous avons beaucoup reçu. La personne âgée n’est pas un extra-terrestre. La personne âgée, c’est nous, dans peu de temps, dans longtemps, mais cependant inévitablement, même si nous n’y pensons pas. Et si nous apprenons à bien traiter les personnes âgées, nous serons traités de la même manière.

Dans la catéchèse d’aujourd’hui, nous poursuivons la réflexion sur les grands-parents, en considérant la valeur et l’importance de leur rôle dans la famille. Je le fais en m’identifiant à ces personnes, car moi aussi j’appartiens à cette tranche d’âge.

J’ai été très frappé par la « Journée pour les personnes âgées » que nous avons célébrée ici sur la place Saint-Pierre l’année dernière, la place était pleine. J’ai écouté des récits de personnes âgées qui se prodiguent pour les autres, et aussi des histoires de couples d’époux, qui disaient : « Nous fêtons notre 50e anniversaire de mariage, nous fêtons notre 60e anniversaire de mariage ». Cela est important de le faire voir aux jeunes qui se lassent vite ; le témoignage des personnes âgées concernant la fidélité est important. .. L’Évangile vient à notre rencontre avec une très belle image émouvante et encourageante. C’est l’image de Siméon et Anne, dont nous parle l’Évangile de l’enfance de Jésus composé par saint Luc. Ils étaient assurément âgés, le « vieux » Siméon et la « prophétesse » Anne qui avait 84 ans. Cette femme ne cachait pas son âge. L’Évangile dit qu’ils attendaient la venue de Dieu chaque jour, avec une grande fidélité, depuis de longues années. Ils voulaient vraiment voir ce jour, en saisir les signes, en pressentir le début. Peut-être étaient-ils aussi un peu résignés, désormais, à mourir avant : mais cette longue attente continuait à occuper toute leur vie, ils n’avaient pas d’engagements plus importants que celui-ci : attendre le Seigneur et prier. Et bien, quand Marie et Joseph arrivèrent au temple pour obéir aux prescriptions de la Loi, Siméon et Anne s’élancèrent, animés par l’Esprit Saint (cf. Lc 2, 27). Le poids de l’âge et de l’attente disparut en un instant. Ils reconnurent l’Enfant, et découvrirent une nouvelle force, pour une nouvelle tâche : rendre grâce et rendre témoignage pour ce Signe de Dieu. Siméon improvisa un très bel hymne de joie (cf. Lc 2, 29-32) — il a été poète à ce moment-là — et Anne devint la première prédicatrice de Jésus : « Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 38).

Chers grands-parents, chères personnes âgées, plaçons-nous dans le sillage de ces vieux extraordinaires ! Devenons nous aussi un peu poètes de la prière : prenons goût à chercher nos mots, réapproprions-nous de ce que nous enseigne la Parole de Dieu.  La prière des personnes âgées et des grands-parents est un don pour l’Église, c’est une richesse ! C’est également une grande transfusion de sagesse pour toute la société humaine, en particulier pour celle qui est trop affairée, trop prise, trop distraite. Quelqu’un doit bien chanter, pour eux aussi, chanter les signes de Dieu, proclamer les signes de Dieu, prier pour eux ! Regardons Benoît XVI, qui a choisi de passer dans la prière et dans l’écoute de Dieu la dernière période de sa vie ! C’est beau ! Un grand croyant du siècle dernier, de tradition orthodoxe, Olivier Clément, disait : « Une civilisation où l’on ne prie plus est une civilisation où la vieillesse n’a plus de sens. Et cela est terrifiant, nous avons besoin avant tout de personnes âgées qui prient, car la vieillesse nous est donnée pour cela ». C’est une belle chose que la prière des personnes âgées.

Prière du Pape François

Tous — le Pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses, les fidèles laïcs — nous sommes tous appelés à prier pour le synode. C’est cela qui est nécessaire, pas les bavardages ! J’invite également à prier ceux qui se sentent loin, ou qui ne sont plus habitués à le faire. Cette prière pour le synode sur la famille est pour le bien de tous.

Jésus, Marie et Joseph 
en vous nous contemplons
 la splendeur de l’amour véritable,
 à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth, 
fais aussi de nos familles 
des lieux de communion 
et des cénacles de prière,
 des écoles authentiques 
de l’Evangile et des petites Eglises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth, 
que jamais plus dans les familles 
on ne fasse l’expérience 
de la violence, de la fermeture et de la division :
 que quiconque a été blessé 
ou scandalisé connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth,
 que le prochain synode des évêques 
puisse réveiller en tous 
la conscience 
du caractère sacré 
et inviolable de la famille,
 sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph 
écoutez-nous, 
exaucez notre prière. Amen.

Prière d’intercession

Jésus envoie ses disciples pour la mission : prions pour tous les évêques réunis dans quelques jours pour le synode à Rome, afin qu’ils soient les témoins du Christ, à l’écoute de l’Esprit, et à l’écoute des familles du monde. Prions le Seigneur.

Jésus envoie ses disciples deux par deux : Prions pour tous les couples qui se préparent au mariage, et pour ceux qui sont déjà unis par le sacrement de mariage, afin qu’ils soient fidèles à leur mission de de garder, de révéler et de communiquer l'amour, reflet vivant et participation réelle de l'amour de Dieu pour l'humanité et de l'amour du Christ Seigneur pour l'Eglise son Epouse. Prions le Seigneur.

Jésus envoie ses disciples pour qu’ils portent la paix dans les maisons : Prions pour toutes les familles qui ne connaissent pas la paix : celles qui subissent la violence de la guerre, la violence dans la famille, les désunions et les blessures de la vie, des enfants difficiles,  l’attente douloureuse d’un enfant. Prions le Seigneur.

Jésus invite ses disciples à rester dans les maisons et à manger ce qu’on leur servira : la vie de famille nécessite de passer du temps à la maison et de partager les choses simples. prions pour que les familles trouvent du temps pour goûter ensemble au bonheur familial dans sa beauté et sa simplicité. Prions le Seigneur.

Jésus enfin fait mention de Sodome pour révéler qu’elle sera mieux traitée que les villes qui refusent de croire en Lui. Prions donc pour les personnes homosexuelles, afin qu’elles soient accueillies avec respect, compassion et délicatesse. Prions le Seigneur.